Cryptomonnaies : coup de filet dans le cadre de l’enlèvement du père d’un jeune homme installé à Dubaï : Actualités

Mardi 3 février, 11 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées d’avoir participé au rapt et à la séquestration, le 2 décembre dernier, du père d’un jeune homme installé à Dubaï, dans le cadre d’une affaire liée aux cryptomonnaies.

Depuis plusieurs mois, les enlèvements et séquestrations d’entrepreneurs dans le secteur des cryptomonnaies, ainsi que de membres de leurs familles, se multiplient en France. Comme le relaient nos confrères de RTL, le nouveau Parquet national de lutte contre la criminalité organisée s’est saisi de six de ces rapts, ayant eu lieu entre le 18 décembre 2025 et le 14 janvier 2026. Mardi 3 février, 11 interpellations ont eu lieu dans ce cadre. Placées en garde à vue, ces 11 personnes sont soupçonnées d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement et la séquestration, le 2 décembre dernier, d’un homme de 53 ans.
Enlèvement et séquestration avec violences
Commercial de profession, la victime est aussi le père d’un jeune homme de 19 ans, installé à Dubaï, et évoluant dans le domaine des cryptomonnaies. Il avait été embarqué de force dans un utilitaire, en pleine après-midi, dans le Val-d’Oise, par quatre individus cagoulés. Ces derniers avaient pris la fuite, se débarrassant du téléphone et des chaussures de la victime, ce qui a permis de rapidement confirmer son identité. Durant 24 heures, le quinquagénaire avait été violenté pour faire pression sur son fils, via des messages qui lui étaient envoyés.
Une affaire de vengeance ?
Le mobile précis de cet enlèvement reste à définir, mais il s’agirait, selon les informations de RTL, d’une vengeance à la suite des possibles arnaques du fils de la victime auprès d’autres détenteurs de cryptomonnaies. Les chefs d’accusation retenus contre les suspects sont l’enlèvement, la séquestration en bande organisée, les violences volontaires aggravées, l’extorsion et la tentative d’extorsion en bande organisée, le blanchiment et la participation à une association de malfaiteurs criminelle. Dans le cadre d’enquêtes pour enlèvement-séquestration, les gardes à vue peuvent s’étendre jusqu’à 96 heures. Le coup de filet ne viserait, pour le moment, que les exécutants de ce rapt ultra-violent, et non ses commanditaires.

Suite de l’Article