Guerre au Moyen-Orient : à Dubaï, les plus riches dépensent des centaines de milliers d’euros pour quitter l’émirat

Alors qu’un nouvel avion a été affrété et que trois autres sont annoncés jeudi 5 mars pour rapatrier les ressortissants français encore coincés au Moyen-Orient, les plus aisés n’hésitent pas à mettre la main au porte-monnaie pour rentrer. Comme le rapporte Le Parisien, Dubaï, où s’exilent beaucoup de fortunes, est particulièrement sujette à ce phénomène aux Émirats arabes unis.
Des vols et trajets privés
Ainsi, le quotidien cite le témoignage d’Evrim, une résidente turque qui vit près de l’archipel d’îles artificielles en forme de palmier, The Palm. Un incendie dans un hôtel près de son domicile après l’interception d’un missile l’a décidée à plier bagages avec sa famille. Coût du voyage : 200 000 dollars pour gagner Genève depuis le sultanat d’Oman, où beaucoup d’étrangers transitent pour quitter la région.
Ce que confirme également Glenn Phillips, responsable des relations publiques pour Air Charter Service, qui propose des vols en jets privés à travers le monde. « Nous avons déjà organisé un certain nombre de vols d’évacuations et d’autres sont prévus », précise-t-il, indiquant que les départs se font « principalement à Mascate », la capitale d’Oman. Face aux prix qui flambent, la demande en voitures privées est tout aussi importante, pointe encore Le Parisien, qui cite Mike D’Souza, coordinateur chez Indus Chauffeur dans l’émirat, selon lequel la clientèle occidentale fortunée tente en masse de rejoindre les aéroports fonctionnels d’Arabie saoudite.
Menacés de sanctions, les influenceurs prudents
Visés par une vague de critiques depuis le début de la guerre, les influenceurs expatriés à Dubaï réagissent en demi-teinte à la pluie de missiles quotidienne, comme le rappelle RTL.fr. Beaucoup feraient profil bas devant la consigne locale de ne pas diffuser de contenu qui « contredit les annonces officielles », sous peine d’amendes et de peines d’emprisonnement, a prévenu la police de Dubaï. « On ne peut pas communiquer, on a été avertis […] Ici, on ne peut pas tout montrer ce qu’on voit de nos yeux », a donc réagi Fidji Ruiz, citée par nos confrères. « Je ne sais pas trop ce que j’ai le droit de dire », a ajouté de son côté sur Instagram Mélanie Dedigama, qui dans ses publications n’emploierait plus le terme « bombes » ou « missiles », évoquant de simples « bruits ».
Des avions affrétés par Paris décolleront de Dubaï jeudi et vendredi, ainsi que lundi en Jordanie, rappelle franceinfo.